Le rôle du jury : Pour valider ses compétences par une certification, le candidat doit préparer un dossier appelé livret 2. Il est étudié par un jury constitué de personnes dont la composition relève de l’autorité certificatrice qui délivre le diplôme. Le candidat est ensuite reçu en entretien par ce jury ; selon le diplôme visé, des mises en situation professionnelles réelles ou reconstituées peuvent être organisées. Le jury valide tout ou partie des compétences acquises par le candidat ; dans ce deuxième cas, ce dernier disposera de cinq ans pour valider et obtenir la totalité du diplôme. 

La validation des acquis de l'expérience (VAE)

Toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider les acquis de son expérience, notamment professionnelle, en vue de l’acquisition d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle ou d’un certificat de qualification professionnelle. Lorsque la personne est salariée elle peut obtenir un congé pour validation des acquis de l’expérience.

Le congé permet donc à un salarié de participer aux épreuves de validation d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnel et, le cas échéant, d’être accompagné pour cette validation.

Bénéficiaires : Tous les salariés en mesure de justifier de trois ans d'expérience en rapport avec la certification visée. Il faut noter que sont prises en compte tout aussi bien les activités salariées, non salariées que bénévoles en rapport direct avec la certification visée.

Plusieurs dispositifs pour permettre un même parcours :

Le congé pour validation des acquis de l’expérience (CVAE)

Cadre légal (ancienneté, délai de franchise)

Contrat de travail :tout salarié en CDI.

Ancienneté : aucune condition d’ancienneté dans l’établissement n’est exigée pour demander un financement du congé pour Validation des Acquis de l’Expérience.

Délai de franchise : respectant un délai de franchise de 1 an entre le dernier jour de la dernière VAE et le 1er jour de la nouvelle VAE.

Aucun délai n’est à respecter :

  • Entre une action de formation prise en charge au titre du plan de formation (à l’initiative de l’employeur) et une demande de CIF (à l’initiative du salarié)
  • Entre un congé de bilan de compétences, un congé de Validation des Acquis de l’Expérience et un CIF.

Formation réalisée pendant un arrêt de travail :

Unifaf peut désormais prendre en charge les demandes de formation sur un arrêt de travail.
Pour se faire vous devez avoir :

  • un accord écrit de votre médecin traitant (établissant notamment la compatibilité de la durée de l’action envisagée avec la durée prévisionnelle de l’arrêt de travail),
  • l’avis favorable du médecin conseil de la CPAM
  • l’accord de la CPAM

Au préalable - autorisation d’absence auprès de son employeur

Avant toute démarche auprès d’Unifaf, vous devez obtenir une autorisation d’absence auprès de votre employeur (ce document est distinct de celui que nous demandons pour traiter votre dossier).

Les règles à suivre :

  • Formuler par écrit, auprès de l’employeur, une demande d’autorisation d’absence pour un CIF dont la durée correspond à celle de l’action de formation.
  • Cette demande précise les dates de début et de fin de formation, la durée en heures, l’intitulé de l’action de formation et le nom de l’organisme de formation.
  • Cette demande précise également que l’absence ne sera effective qu’après admission par l’organisme de formation et la prise en charge par Unifaf Opacif.
  • Déposer la demande au plus tard 60 jours avant le début de la formation (si celle-ci dure moins de 6 mois ou s’effectue en plusieurs périodes ou à temps partiel).

La réponse de l’employeur :

  • L’employeur répond, par écrit, dans les trente jours après avoir vérifié que les conditions d’ancienneté et de délai de franchise sont respectées.
  • L’autorisation d’absence ne peut être refusée mais seulement différée :
  • pour raisons de service (report maximum de 9 mois)
  • pour absence simultanée au titre du CIF :
    • entreprises de moins de 10 salariés : absence simultanée d’au moins 2 salariés,
    • entreprises de moins de 200 salariés : plus de 2% du nombre total des heures de travail effectuées dans l’année,
    • entreprises de 200 salariés et plus : plus de 2% de l’effectif.

Le cas particulier des CDD : pour les connaître : cliquez ici

Les dispositifs VAE dans le cadre du plan de formation

Si la demande est initiée avec votre accord par l'employeur, la VAE peut être inscrite au plan de formation. Dans ce cas, vous bénéficierez soit d'un accompagnement de droit commun de 24 heures, soit du dispositif de soutien de Branche si la qualification visée fait partie des dix diplômes concernés.

a) La VAE de droit commun : Il s’agit d’un accompagnement extérieur d’une durée maximum de 24 heures.

Dépenses financées par Unifaf : L’ensemble des frais sont pris en charge par l’employeur comme toute autre action relevant du plan de formation, et ce dans la limite des plafonds fixés par Unifaf.

b) Le dispositif de soutien de Branche à la VAE :
Pour favoriser l’accès de certains salariés à une première qualification et soutenir la promotion professionnelle, Unifaf s’appuie sur des organismes de formation labellisés par la Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi pour déployer sur tout le territoire (Métropole et Ile de la Réunion) un dispositif de soutien à la VAE pour 10 diplômes du secteur.

Les 10 diplômes concernés :

  • Le diplôme professionnel d’Etat d’aide-soignant (DEAS)
  • Le diplôme d'Etat d'Auxiliaire de Puériculture (DEAP)
  • Le diplôme d’Etat de moniteur éducateur (DEME)
  • Le diplôme d’Etat de technicien d’intervention sociale et familiale (DETISF)
  • Le diplôme d’Etat d’éducateur de jeunes enfants (DEEJE)
  • Le diplôme d’Etat d’éducateur technique spécialisé (DEETS)
  • Le diplôme d’Etat d’éducateur spécialisé (DEES)
  • Le diplôme d’Etat d’assistant de service social (DEASS)
  • Le certificat d’aptitude aux fonctions d’encadrement et de responsable d’unité d’intervention sociale (CAFERUIS)
  • Le diplôme d’Etat de médiateur familial (DEMF)